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Election 2017

Unimutuelles était présente le 15 mars dernier à la Maison de la Mutualité à Paris lors de l’intervention des représentants des différents candidats à l’élection présidentielle. Dans un peu plus de deux semaines, vous irez déposer un bulletin dans l’urne ; c’est pourquoi nous avons collecté les différents points de vue de nos politiques sur l’avenir de la protection sociale au sein des différents partis. Notons, toutefois, que la protection sociale reste le parent pauvre des programmes électoraux.

Unimutuelles n’a pas pour but de se positionner politiquement mais de vous informer sur les propositions des candidats. L’ordre de présentation est donc fait par ordre alphabétique des partis.

Debout la France

Le parti affiche une détermination à répondre aux inégalités et aux difficultés du système de protection sociale.

Il reprend les points forts, comme le refus d’un Ondam (objectif national des dépenses d’assurance maladie) contraint par Bruxelles à se transformer « en variable d’ajustement pour avoir les points de bon élève de l’Europe », ou la revalorisation des consultations médicales (à 35 euros) pour limiter la généralisation des dépassements d’honoraires et redonner de l’attractivité aux professions médicales. « Comment assurer des soins de proximité sur l’ensemble du territoire, comment améliorer la qualité des soins et mettre en avant la prévention, comment garantir l’égalité des Français devant la santé dans des conditions de financements publics maîtrisés ? ».

Il envisage une hausse du numerus clausus à 10 000 praticiens par an, tout comme des incitations sociales (baisse de 15 à 20 % des cotisations) pour inviter les jeunes médecins à s’installer dans les zones sous-dotées. Il se distingue des autres porte-parole en prenant des distances avec l’idée des maisons de santé, considérées « comme un effet de mode », lui préférant d’autres dispositifs comme le transfert de médecins venant des villes vers la campagne une journée par semaine, ou la mise en place de « voitures médicales de consultations ».

 

En Marche

Face aux multiples défis du système de santé, le praticien hospitalier annonce, d’abord, la « révolution de la prévention », en précisant que cette démarche devrait faire l’objet d’un budget identifié dans les comptes de l’assurance maladie.

Cette révolution, présentée comme un changement de paradigme du système de santé, passera d’abord par l’école avec l’intégration dans les programmes scolaires de véritables séances d’initiation dans le domaine.

Olivier Veran, représentant d’En Marche a insisté sur certains points. Comme celui du Tiers Payant Généralisable « et non plus généralisé, car il faut compter sur l’intelligence collective ». Abordant la question des déserts médicaux, il mise aussi sur l’intelligence. « Il n’y a pas de martingale, cela se saurait. Par contre, il y aura une volonté politique d’apporter un accompagnement adéquat aux projets de maisons pluridisciplinaires lorsque cela aura du sens ».

La télémédecine ? « Cela fait 20 ans que cela existe ! La véritable innovation cela serait de lui trouver un financement adéquat... ».

Enfin, l’ancien député se prononce pour l’abandon d’un jacobinisme en matière de santé. Là encore en se reposant sur l’intelligence collective des professionnels. Et de prendre l’exemple du parcours de soins « qui pourrait être construit à partir des pratiques de terrain ».

 

Front National

Le responsable du Collectif des Usagers de la Santé a, bien évidemment, repris les thèmes chers à Marine Le Pen, dont la refonte (disparition ?) de l’AME ou l’instauration d’une Carte Vitale biométrique. Pour les complémentaires santé, il reprend la mise en place d’une « règle d’or » censée limiter les niveaux des frais de gestion. Plaçant la lutte contre les inégalités sociales et géographiques au centre du programme, il évoque un point particulier avec la réorganisation de l’hôpital. Il dévoile ainsi que pour faire face à la question des urgences, est prévue une valorisation des pharmaciens comme premier recours.

Naturellement, le programme se place dans la perspective de la mesure phare de la candidate : la sortie de l’Union Européenne.

 

Les Républicains

« Nous avons été caricaturés après nos propositions de décembre. Mais le grand intérêt de ces propositions est d’avoir mis la santé au centre des débats politiques » indiquait l’ancien ministre Eric Woerth.

La meilleure des situations est celle où la Sécurité Sociale n’a pas besoin d’intervenir car les Français sont en bonne santé, d’où la priorité mise sur la prévention, parent pauvre de notre système.

Les acteurs des complémentaires ont pu suivre avec attention la description d’une future « agence de garantie de la couverture solidaire des dépenses de santé » prévue dans le programme de François Fillon, qui sera l’architecture d’un nouveau partenariat entre l’assurance maladie et les complémentaires. Pour Eric Woerth, ce nouveau lieu d’échanges permettrait d’abord de définir avec précision la répartition des rôles des différents intervenants dans la chaîne santé, en toute transparence. « Dans la prise en charge des soins, on doit laisser une place plus grande aux complémentaires » … Elle aurait aussi à connaître la nature et la portée des contrats proposés. Enfin, elle devra faire la clarté des coûts de gestion des régimes de base et complémentaires. En tenant compte, expliquait-il, des spécificités et des assiettes de financement différentes d’un acteur à l’autre.

Agir sur les restes à charge ? « Si cela revient à augmenter les cotisations, c’est oublier que celles-ci contribuent déjà à diminuer le reste à charge ». Il faut donc optimiser et clarifier le système.

Évoquant « le rêve de 1945 », le porte-parole de François Fillon considère que « ce rêve n’était pas de construire un système de santé ou de retraite en déficit, laissant la charge de son fonctionnement aux générations futures ».

 

Parti Socialiste

Les principales surprises de la journée seront offertes par le Professeur Spira, représentant Benoit Hamon. Le candidat, expliquait-il, doit faire une intervention sur le thème de la santé et de la protection sociale ce jeudi 16 mars. Avec un chapitre renforcé sur la prévention et, semble-t-il, une remise en cause des franchises médicales.

« Nous avons des professionnels sanitaires et administratifs d’un excellent niveau de qualification. Il faut les respecter, alors que l’on sait que leurs conditions de travail se sont dégradées » indiquait Alfred Spira.

Il met en avant la stratégie de Benoit Hamon consistant à « proposer des lignes qui génèrent une concertation ». Sur l’organisation, il se prononce clairement pour le maintien des liens de proximité, dans tous les aspects du système de santé.

« On peut être effrayé par l’arrivée de mastodontes [dans le monde des complémentaires NDLR]. Il faut que persistent des acteurs petits et qu’ils soient protégés par notre système réglementaire et de régulation ».

Une innovation pour la prévention : allant plus loin qu’Olivier Veran d’En Marche, le Professeur Spira annonce l’inscription des budgets dans toutes les composantes du pilotage du système de santé : loi de financements, Ondam… « Comme cela, on ne pourra jamais revenir en arrière ».


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